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Février 2011
Responsabilités des entreprises dans la construction
Cette fiche de synthèse, non exhaustive, a pour but d’apporter une aide pour une meilleure compréhension du système réglementaire français et de rappeler quelques fondamentaux (télécharger le pdf).
Janvier 2011
Planchers bas des MOB : dalle béton ou plateforme bois ?
Les exigences de performance thermique de la RT 2012 et, plus encore, celles de la future RT 2020, nous conduisent à réfléchir à la nature du plancher de base de nos constructions bois : dalle béton ou plateforme bois ?
Ce mémo ne prétend pas apporter la solution, mais tente de donner des arguments pour effectuer un choix judicieux.
Technique la plus répandue : la dalle béton
· La construction bois est légère et la dalle béton répond à la plupart des exigences de charges, qu’elles soient réparties ou concentrées.
· La dalle béton est insensible aux intempéries.
· Elle peut être réalisée longtemps à l’avance.
En revanche, en tant que base d’une construction bois, elle doit répondre à certaines exigences. Les tolérances suivantes doivent en effet être respectées (DTU 31-2) :
· longueur et largeur : ± 10 mm ;
· équerrage : ± 10 mm mesuré sur 10 mètres ;
· arase : sur le muret périphérique, sur la dalle de fondation ou sur les piles, l'arase doit être nivelée avec une tolérance de ± 10 mm sur une longueur de 10 mètres linéaires alignés ou non, et de ± 2 mm par mètre linéaire ;
· rectitude des bords en plan : ± 5 mm.
NOTE : Il s'agit de l'emplacement des éléments de structure principaux (murs périphériques et de refends porteurs dans le cas des parois verticales porteuses continues).
Le manque de précision et les imperfections du béton obligent souvent à procéder à des calages plus ou moins réglementaires, et le plus souvent source de problèmes d’étanchéité.
En outre, elle nécessite de procéder à une réception entre le maçon et le charpentier, sur la base de ces critères.
Le temps de séchage peut également être un handicap, souvent oublié, pour les ancrages.
La faible isolation et les ponts thermiques sont également à prendre en compte au regard des futures exigences thermiques, pour lesquelles les qualités intrinsèques du bâti seront prépondérantes.
Les ancrages par goujons métalliques obligent à utiliser une semelle d’assise en classe 3 ou 4 et de plus forte épaisseur, pour loger les rondelles et écrous dans des chapelles usinées à cet effet.
A long terme, les risques de remontées capillaires ne sont pas nuls.
Technique qui correspond à l’esprit et à la nature de la MOB : la plateforme bois
Offrant une parfaite isolation, sans pont thermique, la plateforme bois est saine et sèche.
· Elle peut être montée sur murets, plots béton, ou pieux à visser. Cette dernière solution présente l’avantage d’un chantier totalement sec et offre une possibilité de démontage total en fin de vie, pour restituer le terrain d’origine.
· Montée sur platines métallique ou sur semelle bois classe 4, il n’y a pas de risque de remontées capillaires dans le plancher et les murs. Elle est montée par le charpentier qui maîtrise ainsi son chantier en totalité dans sa précision d’exécution.
· Le montage des murs peut être réalisé immédiatement, les fixations bois sur bois n’exigeant pas de séchage.
· Comme pour les murs, la préfabrication en usine d’éléments modulaires, permet de raccourcir les délais de montage.
La plateforme bois est un ouvrage de charpente qui nécessite obligatoirement un dimensionnement par le calcul.
· Les descentes de charges des murs périphériques doivent être calculées avec précision.
· Il convient de prendre en compte les charges concentrées que représente un mur de refend ou un poteau en appui intermédiaire de poutre porteuse, afin de prévoir la fondation sous-jacente nécessaire.
· Plus onéreuse que la dalle béton, la plateforme bois doit faire l’objet de la meilleure optimisation possible dans son dimensionnement et sa conception.
Attention : le plancher bois doit être efficacement protégé des intempéries dans l’attente de la mise hors d’eau.
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Novembre 2010
Lancement de la RT 2012
Le BBC (Bâtiment Basse Consommation) est en train de devenir la norme de construction en France.
Contrairement à la réglementation thermique 2005, qui insistait sur l'obligation de moyens, la RT 2012 fixe des objectifs de résultats.
Objectif n°1 : atteindre une consommation d'énergie primaire inférieure à 50 kWh/m2/an en moyenne.
Lire l'arrêté 2010-1027
Lire le dossier de presse du ministère de l'écologie
La Réglementation Thermique du Grenelle Environnement 2012 :
généralisation des Bâtiments Basse Consommation
Le principal objectif de la RT ''Grenelle Environnement 2012'' est d’atteindre une consommation d’énergie primaire inférieure à 50 kWh/m2/an, à partir du 28 octobre 2011, la priorité étant donnée d’une part à la qualité de la conception du bâti et d’autre part à un bouquet énergétique équilibré.
Cette exigence de consommation sera modulée en fonction :
- des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments (afin d’encourager l’utilisation des énergies peu émettrices) ;
- de critères techniques tels que la localisation géographique, les caractéristiques et l’usage des bâtiments.
Enfin, afin de garantir la qualité de conception énergétique du bâti, la loi prévoit la définition additionnelle d’un seuil ambitieux de besoin maximal en énergie de chauffage des bâtiments.
L’objectif de ce programme dans la construction neuve est de généraliser les ''Bâtiments Basse Consommation'' à l’horizon 2012 et les bâtiments à énergie positive à l’horizon 2020.

L’enjeu de la RT 2012 est de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/m²/an en moyenne, tout en suscitant :
- une évolution technologique et industrielle significative pour toutes les filières du bâti et des équipements ;
- un très bon niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix de système énergétique ;
- un équilibre technique et économique entre les différentes énergies utilisées pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
Les trois exigences de résultats de la RT 2012
1. L’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti : besoin bioclimatique ou "Bbiomax"
Cette exigence définit une limitation simultanée du besoin en énergie (chauffage, refroidissement et éclairage), en imposant une optimisation des systèmes énergétiques mis en œuvre. Elle valorise notamment le niveau d’isolation, la mitoyenneté et la conception bioclimatique (éclairage naturel, apports solaires). Ce coefficient remplace le Ubat (coefficient de transmission surfacique moyenne) de la RT 2005, qui prenait en compte uniquement le niveau d’isolation du bâti.
Il s’agit d’une innovation conceptuelle majeure de la RT 2012, qui appréhende, par un indicateur unique, la qualité intrinsèque de la conception du bâtiment. Les besoins en énergie des bâtiments neufs sont ainsi divisés par 2 à 2.5 par rapport à la pratique actuelle RT2005.
La valeur moyenne du Bbiomax, exprimée en nombre de points, est modulée selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment et, pour les maisons individuelles, la surface habitable.
2. L’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergie primaire : le "Cmax"
Cette exigence porte sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage, de production d’eau chaude sanitaire et d’auxiliaires (pompes et ventilateurs), soit 2 usages supplémentaires par rapport à ceux pris en compte dans la RT 2005.
Le Cmax est de 50 kWh/m²/an d’énergie primaire, modulé selon la localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, les émissions de gaz à effet de serre et la surface moyenne des logements. En effet, afin d’assurer l’équité de la réglementation, l’exigence de consommation (Cmax) est modulée à la hausse ou à la baisse en fonction de la surface du logement.

3. L’exigence de confort d’été dans les bâtiments non climatisés
La RT 2012 définit des catégories de bâtiments dans lesquels il est possible d’assurer un bon niveau de confort en été sans avoir à recourir à un système actif de refroidissement. Cette disposition constitue une mesure importante de limitation du développement de la climatisation.
Ces catégories (CE1 et CE2) dépendent du type d’occupation et de la localisation (zone climatique, altitude, proximité de zones de bruit).
Pour ces bâtiments, la réglementation impose que la température la plus chaude atteinte dans les locaux au cours d’une séquence de 5 jours très chauds d’été, n’excède pas un certain seuil.
Les exigences de moyens
Pour garantir la qualité de mise en œuvre :
- Traitement des ponts thermiques significatifs, pour mettre l’accent sur les derniers gisements rentables en termes d’isolation.
- Traitement de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe des logements, au niveau du seuil de l’actuel label BBC (0,6 m3/h/m²,) afin de vérifier la qualité de la finition. Un test systématique de la ''porte soufflante'' sera obligatoire dans le logement collectif, le temps que les professionnels acquièrent l’expérience et les compétences leur permettant de maîtriser leurs processus par une démarche qualité. Ce test est implicitement rendu obligatoire pour les maisons individuelles, puisqu’il conditionne l’obtention du label BBC.
Pour garantir le confort d’habitation :
- Surface minimale de baies (1/6 de la surface habitable), assortie d’une obligation d’un minimum de 30% de baies ouvrantes et d’une obligation de mise en place de protections solaires, pour rappeler l’importance des apports solaires et de l’éclairage naturel.
Pour accélérer le développement des énergies renouvelables et systèmes énergétiques performants :
- Recours aux énergies renouvelables ou à des systèmes très performants (ECS thermodynamique ou micro-cogénération) en maison individuelle.
Pour un bon usage du bâtiment :
- Mesure ou estimation d’énergie selon les principaux usages et information des occupants du logement dans un but pédagogique.
Pour une qualité énergétique globale :
- La production locale d’énergie n’est pas prise en compte au-delà de l’autoconsommation (12 kWhEP/m²/an, comme dans le label BBC actuel).
- La priorité est donnée aux économies d’énergie, et donc à la performance du bâti et des équipements.
- L’installation de systèmes de production d’énergie renouvelable, bien que souhaitable, ne doit pas être un motif justifiant une dégradation de la performance énergétique du bâtiment.
Application et contrôle de la Réglementation Thermique
Chacun des acteurs de la construction, de la commande à la réalisation d’un bâtiment en passant par sa conception, est concerné et responsable de la qualité de la construction : le maître d’ouvrage à l’origine du projet, le maître d’œuvre concevant le bâtiment, l’entrepreneur réalisant les travaux, le contrôleur technique vérifiant certaines dispositions, l’assureur proposant une protection adaptée, l’industriel, fabriquant les produits de construction, etc.
Tout au long du processus de construction, différents dispositifs de vérification de la bonne application des règles de construction sont prévus et notamment les contrôles réalisés par l’administration (État ou collectivités publiques).
Généralisation du test de la porte soufflante pour vérifier l’étanchéité à l’air
 La réalisation d’une bonne étanchéité à l’air est primordiale pour garantir la performance énergétique effective des bâtiments. Il sera donc demandé au maître d’ouvrage des performances élevées et la réalisation de tests permettant de garantir la bonne étanchéité à l’air du bâtiment réalisé.
Le test dit ''de la porte soufflante'' sera généralisé. Ce test, qui consiste à mettre sous pression le bâtiment grâce à une soufflerie installée sur la porte d’entrée, permet de déceler les éventuels défauts d’étanchéité de l’enveloppe, généralement localisés au niveau des menuiseries extérieures, et plus particulièrement au niveau de la liaison entre le mur et le dormant de la fenêtre.
Dans le secteur de la maison individuelle, deux cas se présentent :
- si le maître d’ouvrage a mis en œuvre une démarche qualité agrée par l’administration, il doit réaliser le test de la porte soufflante sur un échantillon représentatif de ses constructions, en plus des vérifications qu’il doit réaliser lors des différentes étapes de la construction.
- si le maître d’ouvrage n’a pas mis en œuvre une telle démarche qualité, il est tenu de réaliser le test de la porte soufflante pour chacune des maisons individuelles construites.
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Logements neufs BBC : le prêt à taux zéro encore augmenté
Depuis le 1er décembre 2009, les acquéreurs d'un logement neuf BBC (Bâtiment Basse Consommation d'énergie) pourront emprunter 20 000 euros de plus à taux zéro.
Novembre 2009
Xylofutur et Ophi Système au salon Vivons Bois 2009
Septembre 2009
Qualité de l'air intérieur
Le défi environnemental et sanitaire de la construction bois en Aquitaine (étude Xylofutur).
Lire le rapport
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Juin 2009
Avril 2009
Information Santé
Pour la fabrication de ses modules de plancher, mur et toiture, Ophi Système emploie du Lamibois (PMC : Pin Maritime Contrecollé), ainsi que du contreplaqué, tous deux fabriqués par la société SMURFIT KAPPA ROL PIN. Ces panneaux sont conformes aux exigences du niveau d'émission de Formaldéhyde F**** < 0.3 mg/l, selon la méthode de la norme internationale ISO 12460-4.
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Mars 2009
Afin d'optimiser les performances énergétiques des nouveaux bâtiments et de limiter le bilan carbone lié à leur construction, il est absolument nécessaire d'employer au maximum les ressources locales.
C'est la raison pour laquelle Ophi Système valorise les bois de pays (Pin maritime en Aquitaine et Peuplier en Poitou-Charentes, seules essences françaises déroulables), pour en faire un produit industriel dérivé du bois et normalisé, le Lamibois. Le Lamibois, allié au contreplaqué de même nature, permet de fabriquer
- des ossatures mécaniquement performantes, stables et sèches
- des parois qui ne sont pas limitées en épaisseur, pour garantir un maximum d'isolation.
Les constructions Ophi Système sont ainsi sur-isolées (257 mm pour les planchers et les murs et 312 mm pour les toitures).
Afin de garantir le meilleur résultat performance-coût, il convient de respecter quelques règles essentielles :
1) Respecter les dimensions standard des caissons ;
2) Utiliser le principe des caissons pour les planchers, murs et toiture ;
3) Dans la mesure où le terrain s'y prête, employer la technique des fondations par pieux à visser dans le sol.
Comme toutes les constructions bois, Ophi Système offre peu d'inertie thermique lorsque les calculs sont effectués avec des méthodes forfaitaires.
Les logiciels courants, plutôt adaptés aux béton, classifient ce type d'ouvrage dans les inerties légères (entre 6 et 8). Pour autant, l'emploi de béton en dalle de plancher ou en refend intérieur, ne s'avère pas indispensable. La plaque de plâtre, employée en parement intérieur et en double épaisseur (2 x 12.5mm), est à la fois un meilleur régulateur hygrothermique et surtout une solution sèche, toujours préférable dans une construction bois. Ce doublage permet dans la plus part des cas (dans la méthode par calculs) de passer d'inertie légère à moyenne (10 à 11). De plus, dans le cadre d'une construction HQE, le bilan global carbone et environnemental (y compris l'analyse de fin de vie) est en faveur de cette solution.
Février 2009
La loi de finances 2009 aménage la loi TEPA en faveur des acquéreurs de logement BBC.
Depuis la loi TEPA de 2007, l'acquéreur d'un logement neuf peut bénéficier d'un crédit d'impôt sur 5 ans. Ce crédit s'élève à 40% des intérêts de l'emprunt la première année, puis à 20% des intérêts les quatre années suivantes.
Depuis 2009, le crédit d'impôt sur les intérêts de l'emprunt est porté à 40% sur 7 ans pour les logements neufs BBC.
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Janvier 2009
Le massif forestier landais meurtri par l’intensité de la tempête.
60% des Pins de la forêt de Gascogne sont tombés sous la tempête, et posent le problème du pourrissement du bois en contact avec la terre. Les solutions dont parlent les médias sont l’arrosage des bois ou l’utilisation des Pins tombés en bois de chauffage. Ces solutions ne sont satisfaisantes ni sur le plan écologique, ni sur le plan économique.
Dans l’immédiat, la solution consiste à dérouler rapidement les billes de bois, afin de transformer le Pin maritime en contreplaqué d’une part et en PMC d’autre part (Pin Maritime Contrecollé). Dès lors, les arbres ainsi transformés pourront être stockés indéfiniment sans aucun problème de pourrissement.
Dans tous les cas, développer la construction en bois de pays (Pin maritime, Peuplier…) est un enjeu majeur et urgent pour le développement et l’exploitation raisonnée des forêts françaises. Rappelons en effet que les végétaux, lors de leur croissance, sont la seule ressource naturelle capable de stocker le CO2 de façon durable.
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